177 SYNDICALISTES NANTAIS DE LA CGT, FUSILLÉS OU MORTS EN DÉPORTATION
Le 24 octobre 1945 en soirée, seize membres de la commission exécutive provisoire de l’union locale CGT de Nantes se rassemblent à la Bourse du travail. Lors de cette réunion, ils répondent favorablement et à l’unanimité à la proposition de l’un d’entre eux, Gabriel Goudy. Ce rescapé de Dachau propose « l’érection d’une plaque de marbre pour célébrer la commémoration des camarades fusillés et morts dans les camps de concentration. La plaque serait placée au rez-de-chaussée de la Bourse. »Un an plus tard, le 30 novembre 1946, alors que s’ouvre le 28e congrès de l’union départementale CGT de Loire-Atlantique, les familles des disparus et les syndicalistes découvrent avec émotion les deux plaques mémorielles rendant hommage à ces cégétistes nantais victimes du nazisme.
Durant une année, dans les conditions chaotiques de la Libération, l’UL CGTs’est efforcée de dresser la liste de ses militants morts pour leurs idées. Quiétaient ces syndicalistes ? Des dirigeants et militants connus, tout comme desimples syndiqués. Ils étaient communistes, socialistes, antifascistes ou sans appartenance politique connue. La plupart étaient des ouvriers, souvent métallurgistes, parfois des employés, plus rarement des petites classes moyennes.
Pour la première fois, un livre va rassembler les biographies de toutes ces victimes. Il paraîtra le 27 novembre 2026 A cette occasion, un hommage théâtral sera proposé par le Théâtre d’ici ou d’ailleurs.
Vous souhaitez souscrire à cet ouvrage ?
Contactez le Comité départemental du souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire Inférieure (la souscription sera ouverte à partir de septembre 2026).