Communiqué de l’intersyndicale CGT « éduc’actions » 44, FSU Loire-Atlantique, éducation SUD 44
Depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens de Loire Atlantique se mobilisent dans de nombreux établissements pour dénoncer leurs conditions d’étude, le manque de personnels, les classes surchargées, les dysfonctionnements de leurs établissements et, plus largement, pour faire entendre leurs revendications. Contrairement à l’idée qu’essaie d’installer le gouvernement, leurs revendications ne sont pas partisanes mais liées à leurs conditions de vie et d’études, et font ainsi partie de leurs droits fondamentaux de citoyen·nes.
Pourtant ce mouvement fait l’objet d’une répression, décidée en haut lieu, qui s’intensifie.
Interpellations, gardes à vue, violences répressions policières sans différencier éléments
extérieurs aux établissements et lycéen·nes aux abords des établissements : plusieurs
lycéen·nes ont déjà été confrontés à la police pour avoir participé à des mobilisations. Les
organisations FSU 44, CGT Educ’action 44 et SUD 44 demandent l’arrêt de la répression et la
levée des poursuites.
La jeunesse a le droit de s’exprimer, de revendiquer et de se mobiliser. Les lycéennes et les lycéens ne sont pas des fauteurs de troubles : ce sont des jeunes qui prennent la parole et veulent être entendus. Un Etat dont l’école enseigne apprend la démocratie à la jeunesse ne peut pas lui envoyer la police, des chiens, des tirs de LBD, des chevaux. Les libertés d’expression, de réunion et de mobilisation des lycéen·nes doivent être respectées et protégées. Les établissements scolaires ne peuvent devenir des lieux où l’on intimide, sanctionne ou réprime celles et ceux qui contestent et qui proposent. Les organisations FSU 44, CGT Educ’action 44 et Sud Education 44 se tiennent aux côtés de la jeunesse. La jeunesse qui se mobilise aujourd’hui est une jeunesse qui refuse de subir en silence les décisions qui engagent son avenir. Une jeunesse qui se lève, qui s’exprime, qui débat, qui conteste : c’est aussi une jeunesse qui fait vivre les valeurs que le service public d’éducation lui transmet.
Nous sommes très attachées au respect de la citoyenneté et à la liberté d’expression des
jeunes et tiennent fermement au respect de l’autonomie des lycéen·nes comme des
étudiant·es. Ce sont à elles et eux de définir leurs revendications et leurs mobilisations en toute
indépendance.
Les personnels de l’Éducation nationale ont un rôle essentiel à jouer. Face aux pressions et aux tentatives d’intimidation, ils doivent pouvoir accompagner leurs élèves, garantir leurs libertés et faire vivre la démocratie au sein des établissements. La mobilisation des jeunes doit être entendue, soutenue et pas étouffée.
Nantes le 30 septembre 2026.