Prise de parole des syndicats CGT : « Educ’action 44 », « Ferc sup44 », « Enseignement privé ».
mardi 13 oct 2026
Les mobilisations de la jeunesse ne sont pas dissociées des combats que mène la CGT contre les politiques d’austérité. Le manque de moyens dans l’éducation, la dégradation des conditions d’études, la précarité étudiante et les difficultés d’accès au logement résultent de choix politiques qui frappent également les salarié·es, les privé·es d’emploi et les retraité·es.
La bataille autour du budget (PLF) et du budget de la Sécu ( PLFSS ) doit permettre de construire des convergences revendicatives, notamment sur le financement des services publics, les salaires, la protection sociale et la redistribution des richesses.
Pour bloquer la mobilisation de la jeunesse le gouvernement amplifie la répression. Plus de 5000 gardes à vue en deux semaines de luttes dont 4400 mineurs. Un chiffre qui traduit une répression sourde, indigne d’une démocratie. Un chiffre à mettre en comparaison des 6700 gardes à vue du mouvement « gilet jaune » sur une période d’un an, ou à ceux de mai 68 avec 700 interpellations dont 95 terminent en garde à vue.
Le pouvoir craint cette mobilisation. Comme toujours dans l’histoire, quand la jeunesse est dans la rue, les gouvernements sont craintifs.
La CGT « Educ’action 44 », la CGT « FERC sup 44 » et la CGT « Enseignement privé » condamnent toute utilisation de la répression, de l’intimidation ou des sanctions administratives visant à empêcher l’expression des revendications de la jeunesse. La fermeture préventive des établissements, les menaces sur le maintien des bourses ou les interventions policières disproportionnées sont inacceptables.
Le meilleur moyen de soutenir le mouvement de la jeunesse, c’est de gagner une mobilisation du monde du travail.
Nous devons donc augmenter le rapport de force pour gagner sur nos revendications qui sont aussi en grande partie celles portées par les étudiant.Es et lycéen.nes.
- Création immédiate et massive de postes de personnels enseignants pour garantir la baisse des effectifs/classe, de véritables remplacements pour garantir le maintien des enseignements.
- Le rappel de l’ensemble des personnels non-titulaires non renouvelés et la titularisation de toutes et tous sans condition de concours ni de nationalité.
- Création immédiate et massive de postes de personnels de vie scolaire, administratifs, de service santé-social, AESH.
- Des revalorisations et un rattrapage indemnitaire des rémunérations.
- L’abandon de Parcoursup.
- Un plan d’urgence et des moyens pour rénover l’ensemble du bâti public.
- Un plan massif de création de postes de titulaires pour répondre aux besoins de l’ESR public et résorber la précarité.
- L’abrogation de la mesure mal nommée « Bienvenue en France » qui instaure des droits différenciés pour les étudiants·es extra-communautaires.
- Des moyens financiers et en postes pour les CROUS pour le repas à 1€.
- Nationalisation de l’enseignement privé.
Cette journée doit constituer une nouvelle étape dans la construction d’un rapport de force durable. Elle doit permettre de renforcer la mobilisation sur les lieux de travail, de favoriser l’engagement des personnels et salarié·es, et de préparer l’élévation du rapport de force. Dans la perspective de la journée interprofessionnelle intersyndicale de mobilisation et de grève du 5 novembre 2026, il importe de continuer de travailler aux convergences et de favoriser l’expression des revendications notamment sur les salaires dans les entreprises et administrations, et au niveau des branches.
Vive la lutte, vive la convergence des luttes et vive la CGT !