Stop à la précarité dans la fonction publique, un vrai statut pour tous.tes

Aujourd’hui plus de 24% des agent.e.s de la fonction publique sont des contractuel.le.s. L’INSEE a montré que 74% des nouvelles et nouveaux agent.e.s public.que.s sont des contractuel.le.s, et majoritairement des femmes. Être contractuel.le, c’est être moins bien payé.e, moins bien formé.e, et moins bien protégé.e, sans stabilité d’emploi. Toujours selon l’INSEE, ce n’est pas une fatalité statistique mais une évolution qui s’inscrit dans des choix de gestion et d’orientation de l’emploi public, suivant la logique de la loi de transformation de la fonction publique de 2019, attaque en règle contre la fonction publique.

Nos organisations syndicales revendiquent une titularisation massive de tou·tes les agent·es contractuel·les et, dans un premier temps, l’amélioration des droits des non-titulaires pour que les employeurs n’aient aucun avantage à recruter par cette voie et pour en finir avec la mise en concurrence des agent·es entre elles et eux.

Nous revendiquons également des revalorisations salariales massives, avec une refonte des grilles de rémunération et une augmentation et indexation de la valeur du point d’indice. Nous demandons également l’abrogation du jour de carence et de la perte de 10% de salaire par jour d’absence pour maladie.

La possibilité pour les employeurs publics d’imposer des temps de travail inférieurs à la durée légale est une autre cause de précarité. En effet, cela revient à imposer un salaire incomplet et une situation financière difficile. Les femmes sont les premières impactées, et qui plus est dans des métiers pénibles et peu rémunérateurs.

Nous revendiquons une reconnaissance de la pénibilité, ainsi que la possibilité pour tout·e les agent·es de choisir son temps de travail. Nous refusons qu’iels subissent des temps partiels imposés.

Cette précarité voulue est un outil pour démanteler les Services Publics au détriment des usager·es et des agent·es.

C’est pourquoi, du 7 au 14 mars, ll’intersyndicale deLoire-Atlantique (CGT-FSU-SUD-CNT) organise une semaine de mobilisation contre la précarité. Cette semaine vise à visibiliser auprès des usager.ère.s et des agent.e.s les conditions de travail dégradées de l’ensemble des personnels.

Cette lutte contre la précarité est aussi une lutte pour des services publics forts, au bénéfice de toustes.

Toutes et tous mobilisé.e.s et en grève à partir du 7 mars !