Voyage à Nantes, pour les salarié.e.s des Machines de l’île « la féerie c’est pour les autres ! »

Alors que le site des machines de l’île s’apprête à rouvrir ses portes au public après la maintenance de Janvier, les salarié·e·s du Voyage à Nantes tirent la sonnette d’alarme.

À l’appel des employé·e·s des Machines de l’île et avec le soutien de la CGT, un mouvement de grève reconductible débutera le 7 février 2026 pour dénoncer la précarité croissante et l’épuisement des équipes

qui font vivre le Carrousel des Mondes Marins, la Galerie des Machines et Le Grand Éléphant.

Derrière la féerie des œuvres, la réalité sociale de leur exploitation est devenue de plus en plus difficile pour nous toustes qui acceuillont les visiteurs. Nous dénonçons un système à bout de souffle et un dialogue rompu avec la direction, malgré près deux ans de discussions infructueuses n’ayant abouti à aucun résultat. 

Nous souhaitons ainsi à travers ce mouvement social mettre en lumière ces revendications qui touchent à notre quotidien et nos conditions de travail :

  • Précarité et temps partiels subis : de nombreux·ses salarié·e·s vivent sous le seuil de pauvreté avec des contrats à temps partiel imposés et des plannings variables, rendant compliqué tout cumul d’activité pour boucler les fins de mois et qui ne se voient pas compensées par des salaires attractifs, ni de valorisation de leur implication et leur ancienneté dans l’entreprise.
  • Sécurité et pénibilité ignorées : nous alertons sur le manque de considération des conditions climatiques (travail par grand froid ou verglas) et pointont du doigt les manquements en terme de sécurité et de formation en ce sens.
  • Management vertical et opaque : Alors que les effectifs sont en flux tendu, la direction privilégie la création de postes de cadres, accentuant la distance avec le terrain et le sentiment d’être « de simples exécutants » sans voix sur l’évolution du site malgré notre expérience du terrain.

L’austérité menace le service public culturel au-delà des Machines, l’ensemble du Voyage à Nantes est concerné par ces problématiques. Nous refusons cette logique d’austérité budgétaire qui impacte les recrutements, gèle les salaires et dégrade, in fine, la qualité de l’accueil proposé aux Nantais et aux touristes.

Nous ne pouvons plus accepter que la vitrine de Nantes brille au détriment de celles et ceux qui la font tourner. Nous demandons des moyens humains et matériels dignes, ainsi qu’une réelle reconnaissance de nos métiers.

Le préavis de grève couvre la période du 7 février au 1er mars 2026 inclus. Les organisations syndicales de sont montrées prêtes à négocier immédiatement pour éviter que la réouverture du site ne soit compromise, mais aucun acte concret attendu ni garantie d’amélioration sur ces différents sujets n’ont été proposé par la direction.